Non, ma mère n'est pas un problème

Publié le par chezdjule.over-blog.com

Non, ma mère n’est pas un problème, un roman de Stéphanie Janicot qui évoque l’incompréhension mutuelle entre une mère qui essaie de se reconstruire après des années de souffrances et de solitude auprès de son avocat de mari et un fils qui vit l’émancipation de sa mère comme un abandon et dont l’amour inconditionnel se meut en accusation non dissimulée.

 

Le roman repose sur une alternance de courts chapitres qui  entremêlent deux récits, deux voix, deux subjectivités : les séances de psychanalyse de Aaron avec le docteur David Holstein trouvent un écho dans les pages du journal intime de Anna. Les époques se superposent et les événements se répètent dans cette construction rigoureuse.

Cette alternance donne tout son intérêt au roman et permet de mettre en évidence la terrible méconnaissance que l’on a des gens qu’on aime.

 

De nombreux personnages viennent alimenter cette histoire d’amour et de haine entre une mère et son fils : le père tout d’abord accusé par l’un et réhabilité par l’autre, les tantes omniprésentes et envahissantes et les médecins. Surtout les médecins : le pédiatre d’abord qui tient une place si importante dans la vie de cette jeune mère hypocondriaque qu’a été Anna et David Holstein ensuite dont les interventions vont se faire de plus en plus précises.

 

Le roman se lit facilement, avec légèreté presque alors que les problématiques abordées sont parfois intenses voire tragiques.

Publié dans Chez les Franchies

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