Alice au pays des merveilles

Publié le par djule

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Lundi soir c’était soirée entre filles et en bonne greluches que nous savons être nous sommes allées nous pâmer devant le beau Johnny Depp en allant voir Alice au pays des merveilles.

 

Le chef d’œuvre de Lewis Caroll a déjà été adapté par Disney et c’est souvent cette version de l’histoire que ma génération connaît le mieux. Bien mieux que le roman de Caroll.

 

Les personnages sont très marqués. La reine rouge, incarnée à merveille par Helena Bonham Carter, est la plus belle surprise de ce film. Son « Qu’on lui coupe la tête ! » retentit régulièrement dans le film et l’actrice a le génie de varier son intonation au grès de l’intrigue tout en mettant en évidence la monomanie de cette reine de cœur qui en manque furieusement. La reine blanche (Anne Hathaway), sa sœur aux longs cils, est une sorte de poupée gracieuse et un peu gourde qui déteste la violence et la mort mais qui, sans avoir l’air d’y toucher, fait preuve de sadisme et de manipulation.

Johnny Depp est parfaitement à l’aise dans le rôle du Chapelier Fou qui sait si bien gigandélirer ! Il semble si facilement se fondre dans l’univers de Tim Burton que l’on souhaite que la collaboration entre ces deux artistes soit encore longue.

 

Sur le plan photographique Alice au pays des merveilles est très réussi, jouant sur les contrastes entre couleurs vives et tranchées et teintes fugaces et évanescentes.  Le résultat est une imagerie un peu sombre qui laisse toute sa place aux doutes de l’héroïne et au paradoxe de ce monde enchanté. Les merveilles sont parfois des horreurs au contact desquelles les personnages se heurtent, se révèlent ou sombrent dans une douce folie.

 

Mais on peut regretter l’aspect parfois un peu trop lisse (un peu trop Disney) du film qui laisse un peu côté la profondeur du livre de Caroll. Alice au pays des merveilles n’atteint pas la charge émotionnelle d’Edward aux mains d’argent ni la perfection esthétique de Charlie ou la chocolaterie.

En outre, je déplore l’omerta commercial de la 3D à laquelle on ne semble pouvoir échapper ces derniers temps. Le film n’ayant pas été directement tourné en 3D mais transformé et adapté en post-production, les effets spéciaux donnent parfois une impression d’inabouti et le film suit ici plus un effet de mode qu’un véritable choix esthétique.

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lounapil 07/04/2010 20:37


j'hésite encore. Lunettes en 3D ou pas? Telle est la question!bisous


djule 07/04/2010 21:15



ou pas! Telle serait ma réponse!


Bon film à toi ;)



Petite Fleur 01/04/2010 19:20


Bah voilà, tu me confortes dans ma volonté de ne pas le voir, alors que j'adore pourtant Tim Burton. Mais voilà, je n'aime ni le Disney (alors qu'en règle générale, je les aime tous), ni cette
histoire que j'ai lu il y a quelques mois à peine. Alors en plus, si je dois encore voir Johnny Depp grimé n'importe comment, je ne vois pas l'intérêt...


djule 01/04/2010 19:51



C'est sûr que Johnny Depp est encore très maquillé et habillé d'une façon pour le moins loufoque. J'ai tout de même passé un très bon moment mais c'est vrai que j'avais un a priori
positif puisque j'aime beaucoup le dessin animé. Le côté déjanté (absent des autres Disney) est tout de même marquant.



Lorencita 01/04/2010 18:48


Nous aussi, c'était entre filles!
Beau spectacle malgré quelques mièvreries (on ne se refait pas)et une décevante danse du "guinguendélire".


djule 01/04/2010 19:53



La danse est le leitmotiv durant tout le film et un petit suspens se crée autour de lui et effectivement, elle est un peu rapide!!



Smoothie 01/04/2010 12:46


Je serais bien allé voir ce film mais j'avais encore des croquettes dans ma gamelle !


Liline 01/04/2010 09:56


Tout à fait d'accord! très bonne critique, beaucoup plus constructive que celles des professionnels...=)